Cela nous est déjà tous arrivé : un mot tapé sur le clavier du smartphone se transforme en un autre. Ce matin, c’est le mot « baseline » qui s’est transformé en « vaseline », ce qui m’a évidemment fait sourire.
 
Je me suis dit que les algorithmes de saisie automatique n’avaient visiblement pas été pensés pour les traîtres à leur langue (dont je fais partie mais je me soigne).
 
Je me suis dit aussi qu’il fallait peut-être y voir un signe. Et si, en effet, l’algorithme et son interprétation des paronymes pouvait nous révéler des vérités inconnues de nous ?
 
En nous suggérant qu’une « baseline » est équivalent à de la « vaseline » l’algorithme nous amène, par exemple, à nous interroger sur la capacité du marketing à énoncer le réel.
 
Soudainement attentifs à ce supplément d’âme de notre smartphone, nous aurions accès à un état de conscience supérieur, découvrant ainsi que se retrouver au « desk pour le process » reviendrait à se retrouver « désolé pour la procession » ou encore que « faire confiance à l’inbound » reviendrait en réalité à « faire confiance à un ou deux ».
 
Troublant.